VI - Birmingham

Épisode 6 : Birmingham.


Eh oui, Birmingham c’est loin du Kent… Mais c’est là que vit Amaury, membre exilé de notre troupe de théâtre, et comme c’était une idée marrante de se voir en Angleterre, c’est là que je suis allée en train le dimanche de mon deuxième week end.

J’avais trois heures de trajet le matin, avec un changement de gare à Londres, mais le système est sympa : le ticket de métro est compris dans le ticket de train. Sauf qu’en arrivant en gare de London Euston, après une dizaine de secondes à admirer l’ambiance gare-voyage etc… Je vois sous mon train « cancelled ». Argh.


MAIS. En Angleterre, ce n’est PAS la SNCF. Et il a suffit, comme l’indiquait le panneau lumineux, que je prenne un train 5 minutes plus tôt que le mien, direction Glasgow, et un train vers Birmingham nous attendait, pauvres passagers, dans une gare sur la route, et on y est arrivés à l’heure exacte prévue. Moi avoir été impressionnée.


En sortant de la gare, j’attends Amaury en me promenant autour de Victoria Square, avec un palais assez sympa, et un espace bizarre et ridicule avec des chaises longues violettes et du sable par terre. Amaury me retrouve, quelques minutes de « ça fait combien de temps qu’on s’était pas vus ? » et d’échanges de nouvelles, puis on part pour la visite de la ville, même si j’avais apparemment déjà vu toutes les parties intéressantes.


Enfin finalement on ne s’est pas ennuyés : on a fait les boutiques de la rue principale, on s’est promenés au bord des canaux, on a mangé des lasagnes dans une brasserie, avec une bière-cidre (et là j’étais dans l’illégalité) excellente, la Strongbow, on a fait plein de centres commerciaux (l’Angleterre c’est le pays du shopping), dont un où j’ai vraiment adoré les vitrines de « Harvey Nichols », on a regardé un homme statue dans la rue, et surtout on a échangé (ou plutôt j’ai fourni) les potins vosgiens et nancéiens des huit derniers mois, assis dans un Starbucks.


Vers cinq heures et demie je suis rentrée, et, autre miracle des rails anglais, j’ai même pu prendre un train plus tôt que celui indiqué sur mon billet (il m’a suffit de prévenir le « train manager » et c’était bon). Regarder le paysage à travers la fenêtre m’a conforté dans mon soupçon : ce pays est désespérément plat. M’enfin, le soleil à travers les nuages, c’était vraiment joli.

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