XX - Pour Fanny-qui-bug : D

 

Donc depuis mon bureau en Angleterre je vais essayer de raconter le début de mes vacances d'été, les plus mouvementées de ma vie probablement, deux mois pendant lesquels j'ai passé plus de nuits sous une tente que sous un toit et été plus au Nord et plus au Sud que ça ne m'était jamais arrivé.

 

Après les partiels en mai tout est allé assez vite : enlever mes affaires de la cité U, faire le ménage, manger une dernière fois à Pasta Mano avec Emy, Jessica, Amandine et son copain. L'avant-dernier week-end de mai était assez étrange, celui des 24h de Stan. Puis j'ai passé du temps à la maison, avec mon ordi que je n'arrivais plus à démarrer qu'en mode sans échec. Au programme, grand rangement et tri dans ma chambre et, du coup, dans mes documents. Après le dernier week-end de mai, celui des Imaginales où j'ai accueilli le MdE à la maison <3, je suis restée encore un petit temps à trier avant de remonter à Nancy, je me souviens avoir dormi deux nuits chez Lorraine et avoir découvert le jardin de la Citadelle ! C'est après que les choses se corsent.

 

Le 4 juin, vendredi soir, j'ai retrouvé Emy, on a fignolé nos sacs et on s'est endormies – avec du mal, certes – prêtes à partir pour... la Finlande ! Voyage déjà préparé depuis plusieurs mois, enfin, c'est à dire qu'on avait acheté nos billets d'avion et le guide du Routard.

 

C'était la première fois que je prenais l'avion, mais finalement le voyage s'est déroulé sans encombres : TGV de Nancy à Paris, métro jusqu'à la Gare du Nord, puis RER jusqu'à Charles de Gaulle (les sacs étaient encombrants et j'ai eu un peu de mal à trouver le quai...), errance dans le terminal jusqu'à trouver où on était, grignotage d'un paquet de chips barbecue et enregistrement. On a fini par comprendre qu'on devait se rendre à notre porte d'embarquement et on est montées dans l'avion, ça faisait vachement peur mais l'arrivée au-dessus de la Finlande deux heures et demie plus tard, avec l'archipel en dessous de nous, était superbe. Et l'atterrissage a quelque chose d'indéniablement réconfortant.

 

 

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Ensuite, et suivant le merveilleux guide du routard, on a pris un bus pour le centre de Helsinki. Je nous ai fait impulsivement descendre dès que j'ai vu un « M » géant (Métro, pas MacDo) et on a eu un moment d'incertitude dans la bouche, ne comprenant pas le plan... évidemment, il n'y a qu'une seule ligne de métro à Helsinki ! Enfin, cela réalisé, on l'a pris tranquillement pour descendre à Rastila Camping, où on a eu le temps de s'installer avant qu'il fasse nuit (tente quechua T3 qui fut notre maison deux semaines), et même de manger avant qu'il fasse nuit.

 

Et puis on a dormi, mais pas très bien. Quand je me suis réveillée, il faisait déjà jour, et il était... deux heures du matin. Ainsi donc, comme je l'a confirmé Emy, « il n'a pas fait nuit ». Eh bien, ça commence.

 

Le dimanche, quelque peu désemparées, nous avons décidé de nous promener autour du camping. Rastila fait partie de Helsinki mais c'est une sorte de banlieue, en fait. Et pour une banlieue... les environs du camping, c'était une forêt avec des maisons dedans. Trop étrange. On se serait cru dans un centre de vacances, mais le fait est que, en Finlande, partout où tu vas tu as l'impression d'être en pleine nature même si la ville est toute proche <3 et ça c'est génial.

 

Vers midi on a fait un tour au supermarché et on s'est permis une pizza – le tenancier nous ayant gracieusement traduit la carte couverte de mots finnois. Sur la mienne il y avait de l'ananas, des olives, de la feta, du fromage, de la tomate, des oignons... Un peu étrange donc, mais trop bonne ! Sur celle d'Emy il y avait une viande non identifiée qu'on a apparentée à du renne (finalement c'en était pas), c'était bon mais déstabilisant, quoi.

 

On a profité de l'après-midi pour visiter un peu Helsinki qu'on avait pas vue du tout en arrivant. C'était, trop, impressionnant. Découvrir une nouvelle ville tout d'un coup, la première fois que je voyageais autant au Nord, et un truc auquel je m'attendais pas du tout et dont j'avais jamais vu d'image (à part la cathédrale), c'était génial. Cette fois là on s'est promenées autour de la gare, on a vu l'esplanade, la place du marché, la cathédrale orthodoxe Uspenskin, et puis la cathédrale de la place du Sénat... Elle est tellement impressionnante, quand on se rapproche de l'angle de la rue, qu'on voit pas encore derrière, on ne voit que du vide et tout d'un coup l'immense cathédrale toute blanche, surélevée, écrasante, c'est complètement dingue.

 

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La gare, vue de devant

 

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La fontaine de la place du marché. Elle représente un peu Helsinki sortie des flots (vu que la ville est sur une péninsule et qu'on voit la mer partout). Le premier mai, qui est la fête du retour de l'été, les étudiants lui font prendre un bain moussant. XD

 

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La cathédrale orthodoxe Uspenskin (la Finlande appartenait à la Russie jusqu'à 1917, d'où l'influence un peu partout)

 

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La cathédrale sur la place du Sénat

 

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Le métro... orange

 

On a fait un peu de lèche-vitrines et on est rentrées au camping, commençant déjà à planifier le reste de la semaine. On a mangé nos spaghettis Monoprix avec de la sauce tomate Match, et quand on finissait, on a eu notre première grande surprise du séjour... Un Finlandais, qui ne parlait pas un mot d'anglais, est venu vers nous avec une assiette couverte d'aluminium. Après quelques difficiles échanges on a fini par comprendre qu'il nous offrait un morceau de saumon, qu'il avait pêché et fait cuire lui-même, et quel saumon ! J'en ai jamais goûté un comme ça. Je bave rien que d'y penser. Et le fait qu'il nous soit offert aussi spontanément, et qu'on l'ait mangé comme ça avec les doigts en discutant (très) vaguement, c'était vraiment quelque chose. C'est un des meilleurs souvenirs que j'aie.

 

Comme on comptait prendre la Helsinki card, une carte à 50 euros qui donnait, pour trois jours, les transports gratuits, des réductions sur énormément de musées et autres, et un tour en bus dans la ville, on a passé le lundi à glandouiller et à prendre des forces pour attaquer la visite intensive de la ville. Au programme, donc, courses, patates, baignade dans le Golfe de Finlande (oui, oui). Le camping était en bord de mer, héhé.

 

À propos des patates (oui, c'est important). Les pommes de terre et les tomates, principalement, ne coûtent rien du tout en Finlande, et sont bonnes comme si elles sortaient du jardin. C'était fou. Des pommes de terre à l'eau avaient une super saveur, presque sucrée, étaient toutes fondantes et tout... On en a donc profité/abusé.

 

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La plage du camping, admirez la composition recherchée de la photo avec le métro en fond et une mouette en plein vol au dessus.

 

Mardi nous nous sommes levées tôt, à 8h ! De toute façon, il fait jour tout le temps. On a eu notre premier incident grave, le schampooing s'étant renversé dans notre trousse de toilette collective. J'ai cru que le sac n'allait jamais arrêter de mousser quand je l'ai lavé au lavabo xD. On est allées en métro à Helsinki (un quart d'heure dans un métro tout orange), on a réservé notre place dans le bus « sightseeing » avant de sauter dedans à l'esplanade, et on a fait un tour guidé de la ville, c'était très sympa. En plus, il y avait un guide en français, et un... en latin, prestation unique au monde, allez savoir pourquoi. Le bus a fait quelques arrêts : une église creusée dans la roche (en gros, il y avait un caillou. Ils voulaient faire une église, mais ils avaient pas envie de bouger le caillou. Alors ils ont taillé d'église dans le caillou. C'est très apaisant et impressionnant, comme endroit), le parc Sybellius (compositeur finlandais) avec son monument (pas très beau).

 

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La fameuse église (je sais ça rend pas trop)

 

Après cette visite, on est allées manger au marché. Au menu, patates rondes et légumes graisseux, avec pour moi deux grosses boulettes de viande de renne (c'est – vraiment – trop – bon), pour Emy une armada de petits poissons frits dont on voyait encore les yeux nous supplier mdr. J'ai mangé les trois quarts de nos deux assiettes parce que c'était super gras et que ça a vite pesé sur l'estomac d'Emy, d'ailleurs moi je me suis sentie vraiment repue et pour longtemps. C'était cher, mais appréciable !

 

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Bon appétit

 

Ensuite on a vaguement cherché le bus 24 qui nous mènerait à un musée en plein air, on a pris le tram T3 qui fait le tour des monuments intéressants de Helsinki, on est descendues au stade où on a pu monter gratuitement, avec notre carte magique, dans une tour panoramique de 72 mètres. C'était un peu flippant par rapport à l'équivalent français où on nous aurait escortées jusqu'à la tour pour vérifier qu'on faisait pas de conneries xD. Là il nous a juste dit « l'ascenseur est là-bas », il n'y avait rien d'écrit nulle part mais on a (quand même !) compris qu'il fallait monter les derniers étages à pieds, et la vue était vraiment cool.

 

En repartant on est tombées par hasard sur le fameux bus 24 et on est allées sur l'île de Seurasaari, où on entrait à la base pour voir un musée en plein air mais comme on aime pas les gens déguisés, on s'est juste promenées. C'était très beau, très naturel, avec des oiseaux partout et des écureuils roux qui nous sautaient presque dessus, lol. Et des nuées de bestioles non identifiées. On est restées un moment avant de reprendre le bus, le métro, de faire les courses et de rentrer.

 

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Un écureuil de Seurasaari... sans zoomer. XD

 

Mercredi, on avait prévu une journée tranquillou à l'île récréative de Pihlajasaari ! (Promis, je ne regarde même plus mes notes quand j'écris les noms <3). On a fait un tour à Helsinki City Museum, je me suis perdue sur l'esplanade pendant qu'on cherchait l'office de tourisme (j'ai tenu la carte à l'envers...) qui nous a indiqué où prendre le waterbus vers l'île. À ce stade du voyage nous avions commencé à tenir le compte de nos maladresses respectives, qui se perdait, qui tombait, qui marchait au milieu de la piste cyclable, qui cassait un oeuf sur le plan de travail... Finalement, on n'a tenu que deux jours parce que la liste était trop longue.

 

L'île était très sympa même s'il n'y avait pas grand chose à faire, on était venues glander. Après le pique nique le plus aléatoire du séjour (patates froides, fromage, tomates, riz transporté dans un sac plastique... et Emy persistait à tout envoyer aux mouettes du coin, mdr) on s'est baignées. L'eau était à onze degrés. Onze. J'avais des fourmis dans les doigts rien qu'à y être... mais finalement c'était cool. En sortant, j'avais super chaud malgré le vent etc. On est rentrées pas très tard au camping.

 

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En Finlande, y'a tout un rayon du supermarché consacré aux saucisses. mrgreen.gif

 

Jeudi, pour nous imprégner du mode de vie finlandais, la première chose qu'on a fait fut de... se baigner. (On a vu une femme se baigner tôt le matin, l'équivalent de notre jogging quoi. Par contre, on était les seules à larver sur une serviette de plage en maillot de bain xD Il faisait pas très chaud quand même.) L'eau au camping, dans un bras de mer, était à 15 degrés, de la rigolade à côté de Pihlajasaari ! À midi on s'est offert des pâtes et du poisson pané, et une glace. La mienne était à la lakka, la mûre jaune des marais, typiquement finlandaise. Ça sent un peu la mirabelle. Dans le métro on a eu droit au seul relou de Finlande (un français, comme par hasard !) qui ne nous a pas lâchées avant Helsinki... L'après-midi on a visité le musée de la photo finlandaise, un gros coup de cœur ! Il était dans une ancienne câblerie, une vieille usine qui faisait très Chicago-des-années-30. Désert, très bien présenté, avec des photos vraiment vivantes et surprenantes...

 

Après un petit tour au musée des hôtels et restaurants, dans le même bâtiment, on a pris un tramway qui faisait la péninsule d'est en ouest, pour se balader comme on avait les transports gratuits, on s'est posées au bord de l'eau, et tout. Et en rentrant, ce que j'attendais impatiemment... le sauna ! Notre première expérience de vrai sauna finlandais. Celui où, dès le vestiaire, tu es confronté au mode de vie (pas de cabines, on se change comme ça...). Celui où de vrais Finlandais maintiennent la température à 80 degrés (on se demandait à un moment s'ils ne nous testaient pas). Celui enfin, où en sortant, on se jette dans la mer à 15 degrés. Et ça, ça, c'est le pied intégral.

 

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L'ancienne câblerie

 

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Le tramway de Helsinki

 

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Un terminus de la ligne 7

 

Heureusement qu'on avait arrêté de compter nos points maladresse, parce qu'en revenant au camp, après quatre passages au sauna et quatre dans l'eau (dont le dernier, prolongé pour profiter de la douceur de l'air et tout), on a vu qu'on avait... oublié nos schampooings dans la douche, le matin même. Alors, comme le sauna ça fait transpirer, on n'a pas eu d'autre choix que d'aller au supermarché en racheter, en finnois qui plus est.

 

Là, Emy déprimait parce qu'on n'avait pas pris d'après-schampooing. En revenant de la douche, j'avais deux nouvelles pour elle. La bonne, c'était qu'on avait de l'après-schampooing. La mauvaise, c'était que du coup, ce qu'on pensait être du schampooing n'en était pas... On a fini le séjour à se laver les cheveux avec le gel douche – et finalement c'était pas trop mal. Mais bon, on s'en est remises : on a également appris ce soir-là que Ramon avait quitté la nouvelle star, Eléa nous a envoyé un sms et ça a fait très plaisir, et surtout, on a eu la confirmation qu'on attendait : on avait nos années !

 

L'expédition du vendredi devait être le trajet du bus 195 pour trouver la maison de Ville Valo, qui habite à Helsinki. On a donc bien pris le bus 195 duquel il n'y a aucune carte, et avec un chauffeur qui nous a regardées comme deux folles quand on a dit qu'on allait au terminus. On n'a pas trouvé la maison, on est revenues par le bus 160 parce qu'on n'osait pas remonter dans le 195... Hem. Pour finir l'après-midi, on a fait le tour des centres commerciaux, dont le grand magasin Stockmann, « si vous ne trouvez pas quelque chose à Stockmann, c'est que vous n'en avez pas besoin », enfin le plus grand de Finlande. J'ai acheté une boule à neige Moomin au Moomin-shop du centre commercial. En rentrant on s'est tapé une énorme pluie, on a fait notre lessive, et pour se consoler de bientôt quitter Rastila Camping, on s'est fait une raclette (enfin, des patates avec du fromage finlandais fondu. C'était osé, mais bon.)

 

Le challenge du samedi était de démonter la tente sans qu'elle soit trop mouillée car... il continuait de pleuvoir. Et il y avait un très gros vent, aussi. On a donc bien pris notre temps pour se lever – je crois que le matin là j'ai aussi amené mon sac de couchage à sécher à la laverie parce qu'il était mouillé depuis la fois où on avait oublié de fermer la tente... Profitant d'une éclaircie d'un quart d'heure, on a remballé nos affaires en un temps record, laissant derrière nous un petit carré d'herbe jaunie. À la semaine prochaine, Rastila Camping !

 

Notre destination était Lahti, ville dite inintéressante par le guide du routard mais qui était le meilleur compromis « Finlande profonde » et « budget étudiant ». Le voyage était pas très long, métro, une heure de train, un peu de bus pour arriver au camping, mais le chauffeur ne parlait pas anglais et conduisait comme un fou. Ça c'est sûr, on était dans la Finlande profonde !

 

L'arrivée à Mukkula Camping a été un des plus grands ascenseurs émotionnels qu'il m'ait été donné d'expérimenter, mdr. Oh, c'est joli, ici. Oh mon dieu, c'est par là ? Mais on s'enfonce dans la forêt ! Ah, ouf, voilà le camping. Ah, ouf, la réception. Quoi, elle est fermée ?! Mais qu'est-ce qu'on va faire ? Ah, non, elle est ouverte, c'était la mauvaise porte. Oh, la dame de l'accueil est vraiment gentille... Bon, posons notre tente au bord du lac. Oh, non, c'est trop venteux, plutôt à l'entrée. Enfin, c'est glauque, l'entrée, y'a personne, on tombe directement sur nous, brr... Allons voir les douches. Attends, c'est ÇA la douche ? Mais, y'a pas de porte, c'est des douches de sport... Ah, si, dans cet autre bâtiment y'en a, des portes. Bon, faisons à manger. T'as vu des plaques électriques toi ?

 

Etc, etc. Finalement la plaque électrique devait être demandée à l'accueil, et, juste avant que nous nous installions avec nos pâtes ou notre riz je sais plus, je passe à côté de gens qui parlent... français ! Je suis donc allée les saluer très vite fait. Pendant qu'on mangeait ils sont venus discuter un peu, savoir qui on était, ce qu'on fichait en Finlande et surtout à Lahti (héhé...). Notre repas était agrémenté de sauce au curry uncle ben's.

 

Dimanche, la moitié du séjour, déjà ! Il avait plu toute la nuit et nous avions été réveillées par des filles pas douées, et cosplayées (vu le nombre qu'on a croisé à mon avis il y avait une convention ce week-end là XD), qui essayaient de démonter leur tente. Pour se mettre de bonne humeur nous nous dirigeâmes vers les douches « avec une porte »... Qui ne disposaient pas d'eau chaude (mais compensaient par des colonies d'insectes). D'ailleurs, j'ai dû enfoncer ma porte pour sortir parce que l'humidité les gonflait. On a fini par se résoudre à prendre la douche double séparée par une paroi opaque, « bon je vais chercher ma serviette hein ! » « ok je regarde pas ». En sortant, on s'apprêtait à chercher un supermarché pour manger, et à glander... Et là on tombe sur l'homme du couple français (un couple retraité, au passage) qui nous propose de nous emmener dans leur voyage de la journée, à savoir l'église en croix de Lahti, et des peintures rupestres...

 

Il nous dit qu'ils partent dans une heure. Ni une ni deux, on plonge dans la tente, remplit nos sacs de notre seul matériel à pique nique (à savoir du pain, du nutella et de la confiture de framboises), ouvre le routard... Les fameuses peintures rupestres semblent être au bord du lac Saimaa, qui était notre premier voeu de destination. On n'ose y croire. Et pourtant. Une heure plus tard, on était dans la voiture rouge qui nous emmenait au Saimaa.

 

On a d'abord vu l'église en croix de Lahti, d'un architecte finlandais très omniprésent (c'est lui qui a fait le design du hall de la gare et dont j'ai oublié le nom). Elle est très sobre, tout comme j'aime pas, et pourtant je l'ai trouvée impressionnante, avec sa nef toute dirigée vers l'énorme croix de l'autel. J'ai pas pris de photos, pas de bol.

 

La route vers le lac a duré un peu plus d'une heure, pendant laquelle on nous a raconté des périples et des périples dans tous les pays qu'on rêvait de visiter, c'était fascinant (et enrageant, héhé). Ils restaient 7 semaines en Finlande, montaient voir le soleil de minuit, redescendaient par la Suède, le Danemark et l'Allemagne... Ça fait rêver. Arrivés au site, on avait une promenade d'un peu moins de trois kilomètres à faire sur un sentier forestier bordant le Saimaa... Les paysages magnifiques qu'on rêvait de voir depuis qu'on était en Finlande. Les reflets faisaient comme si le ciel était en dessous de nous... Les peintures rupestres étaient très accessibles, je veux dire que n'importe qui pouvait les voir n'importe quand, pas de guide ou d'horaires d'ouverture, rien, et elles étaient superbes, se dire qu'elles avaient cinq mille ans... C'était vraiment une journée dingue, rien que pour elle on était contentes d'être venues à Lahti plutôt qu'ailleurs.

 

Quelques photos du Saimaa :

 

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Une vieille main de 5000 ans

 

Lundi je me suis réveillée du rêve d'une finale Nouvelle Star entre Soan et François, où Soan chantait « toutes les femmes de ta vie » (des L5) avec sa belle voix rocailleuse et Garou et Lorie faisant la choré. Mh. Il a fait moche, sauf deux heures d'éclaircie où on s'est baignées dans le lac. Un type du camping nous a pris pour des Russes.

 

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Les escargots en Finlande, ils sont tout noirs !

 

Mardi matin il a fait moche. Et comme on en avait marre de manger des patates, à midi on a osé s'offrir un kebab au centre commercial ! Bah, euh, les kebabs finlandais sont pour le moins étranges... Déjà c'est toujours en assiette (en tout cas on n'a vu personne manger un kebab dans la rue). La viande (impossible de savoir ce que c'était, ç'aurait aussi bien pu être du renne) était super bonne, c'était juste dommage qu'elle baigne dans la sauce tomate (je suis pas trop fan). Par contre Emy était contente parce qu'on goûtait enfin les frites zig-zag qui semblaient être la norme dans le pays xD.

 

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 Un kebab à Lahti

 

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Un coucher de soleil (vers 23h-minuit XD).

 

L'après-midi on est allées faire de la barque sur le lac ! Au passage, on était au bord du lac Paijanne, le deuxième plus grand du pays. La barque ça me rassurait pas trop, je dois dire, j'avais peur qu'on se retourne mais c'était super. Encore une fois la confiance du pays : la fille de l'accueil nous a juste donné les clés, une bonde, des rames et des gilets, et « you know where the boat is ? Ok, so go straight, and then turn the right ». Pas de caution, rien du tout XD. C'était un peu livré à nous mêmes mais une bonne expérience.

 

Une autre chose que je dois préciser sur Mukkula, c'est que ce camping était très sympa la journée, mais arrivé le soir... Devenait ultra-glauque. Comme le soir où on a vu un CORBILLARD, oui, un corbillard, rouler dans le camping. Ou les bruits qu'on entendait à minuit, ou le fait que le bâtiment des sanitaires neufs fermait à 23h et qu'on devait aller dans les toilettes non éclairées aux araignées crevées si on voulait faire pipi la nuit. Ou se laver les dents dans le lavabo où l'eau coulait pas. Oui oui oui.

 

C'est pourquoi j'avais un peu mal dormi quand on s'est réveillées mercredi matin. On a encore passé la journée à se reposer et le soir on a fait des pâtes au saumon avec de la crème et des champignons et du parmesan. Oh, oui. <3

 

Et jeudi nous quittâmes Mukkula après être allées un peu dans l'eau (enfin, juste moi, et jusqu'aux épaules seulement). En rentrant à Rastila, on s'est autorisées une pizza là où on était allées au tout début, et on a même trouvé du beurre de cacahuète au supermarché ! Depuis les jours et les jours dont on en rêvait...

 

Vendredi était notre toute dernière journée à Helsinki, on en a profité. Le camping, où on a repris exactement la même place, était très animé à cause d'un festival de pagan métal pas très loin, on voyait plein de français partout. On a aussi vu, ce jour là, un couple horriblement laid et cuicui dans le métro, et dans la même rame un couple très beau de deux gays avec les cheveux en pétard ^^. Il y avait un type trop classe qui vendait des affiches en noir et blanc, un Allemand, dans les rues de la ville. On a fait le fast-food finlandais dont on rêvait depuis qu'on était là, Hesburger ! C'était très bon. On a mangé des fraises du marché devant la Uspenskin Catedraali, qui surplombe la ville. On a fait les magasins, Monki (trop coloré et original !), H&M, Aleksi (trop connu et cher xD), Stockmann... Il y avait un quatuor de cordes dans la rue, trop la classe aussi.

 

Et nous sommes rentrées en avion samedi, pour atterrir en France vers minuit... et on a passé la nuit à l'aéroport. C'était bizarre. On s'est posées près d'un type qui lisait, moi j'ai lu pour la troisième fois en deux semaines Mortimer de Pratchett, Emy dormait un peu, l'aéroport était animé par les rangeurs de trolleys jusque deux heures du matin, très sympas d'ailleurs. Ensuite on s'ennuyait ferme, vers 4h un avion est arrivé avec la moitié de ses bagages en moins, ça faisait de l'animation XD. Vers cinq heures ça devient moins glauque, l'aéroport s'anime vraiment avec les gens qui prennent un avion très tôt, et on a vite repris le RER et le train.

 

Un passage vite fait rue du Grand Verger, le temps de nettoyer les dégâts causés par un pot de confiture de lakka qui avait éclaté dans mon sac, de me changer, et pouf, retour dans les Vosges. Je suis arrivée à Arches vers une heure, pile à l'heure pour le repas de fête des mères chez Mamie !

 

Après être remontée à Nancy pour la fête de la musique, j'ai profité de trois jours dans les Vosges pour donner mes cadeaux (confiture de lakka pour Mémère, le deuxième pot cassé étant initialement pour Maman, sucettes Moomins et gâteaux Moomins à Elisa et Lucile, pâté de renne pour Papa), aller sur internet sur les ordis de Maman et Elisa, voir Marie à Epinal pour parler de l'Irlande, acheter une tente et un tapis de sol à Décathlon. Le jeudi 24 je devais partir à Rome via Dijon, en train de nuit, pour arriver le vendredi 25 en ville. À cause de la grève j'ai dû chercher quelqu'un pour m'amener à Dijon... Pas de covoiturage en ligne, rien, c'est donc Fabien, un ami de Maman, qui a accepté de m'amener. Et à Dijon... il semble que j'avais mal vérifié les trains sur internet, on était venus pour rien, mon train pour Rome ne passait pas.

 

Bon, pour justement ne pas être venus pour rien j'ai décidé de rester dormir à Dijon, m'installant dans le seul camping près de la ville, à 20 minutes de la gare environ. J'avais heureusement ma tente (j'avais prévu de dormir trois nuits à Rome avant de commencer mon stage bafa), et je me suis rapidement installée et Fabien est reparti. Pour manger j'ai acheté juste un litre de lait, savourant ma solitude retrouvée – vivre en cité u, ça laisse des marques, c'était la première fois depuis mi-mai que j'étais toute seule et c'était cool.

 

Enfin, avec ça, je savais toujours pas comment aller à Rome. On était jeudi et je devais y être lundi au plus tard. Jeudi soir je retourne à la gare pour acheter un nouveau billet, mais ils servaient les « urgents » d'abord vu que le guichet allait fermer (normal, donc j'ai pas insisté). Vendredi matin, je viens pour changer mon billet (gratuitement, d'après ce qu'on m'avait dit, ce qui était bien). Le train de vendredi était plein. Celui de samedi... aussi. Ce qui me faisait arriver lundi matin à l'heure où mon stage commençait, passant trois jours à Dijon au lieu de visiter Rome... pas bon. Mais, finalement, on a pris mon numéro et on m'a annoncé vers midi qu'il y avait des voitures ajoutées dans le train et que je pouvais donc le prendre et arriver à Rome samedi matin.

 

J'ai bien aimé mes compagnons de voyage : un couple dont la fille ressemblait à Julie des Chansons d'amour, le gars, Alex, n'avait pas ses papiers... Heureusement le mec de la douane a laissé filer, j'espère qu'ils ont eu la même chance au retour. Et deux autres femmes dans mon compartiment. Tout le monde descendait à Florence. Le voyage entre Florence et Rome a été un peu tendu pour moi parce que j'étais seule dans mon compartiment et qu'on a passé beaucoup de très longs tunnels, le train n'était pas éclairé, et j'ai eu vachement peur du noir cette fois-là, allez savoir pourquoi.

 

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Par contre j'étais dans le wagon de queue, et on voyait les rails par la fenêtre comme ça c'était marrant. ^ ^

 

L'arrivée à Rome était... flottante. Je venais de passer toute une nuit dans un wagon très chaud qui descendait dans un pays plus chaud encore, où je n'avais, grosso modo, aucune destination précise. Comme d'habitude dans ce genre de cas, je me suis dit que j'allais commencer par chercher à manger. Je me suis mise à chercher un marché pas trop loin de la gare selon le Routard (emprunté à Maman), place Vittorio Emmanuel II. J'ai trouvé la place mais pas le marché. À ce point du récit, il convient de rappeler que je transportais mon sac de voyage contenant plein d'affaires pour une semaine, un sac de couchage, une tente et un tapis de sol. Je me suis donc posée un moment sur le parc cette place, savourant simplement le fait d'être à Rome et d'avoir trouvé un banc un peu à l'ombre. Dans un coin de la place il y avait une sorte de ruine envahie de chats :

 

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Quand je suis repartie j'avais quand même une destination en tête : le Colosseo, le Colisée (j'utilise plutôt l'italien, pour une fois, parce que je ne connaissais pas l'orthographe française avant xD). Je me suis un peu perdue en chemin mais c'était l'une de ces fois où la destination importe moins que la marche elle-même, et Rome, c'est magnifique. En fait, ça a exactement ce côté « voyage dans le temps » que j'aime à Paris, sauf qu'à Rome ça s'étend sur deux mille ans et dans des tons ocres éclaboussés de soleil.

 

Je dois quand même avouer que sur le moment, ce soleil, il m'a tuée. Je me sentais très molle, nauséeuse. Après qu'un sympathique jeune homme m'ait indiqué ma route (il ressemblait à Freddie de Skins) j'ai trouvé un petit snack avec des paninis à 3 euros, où la serveuse parlait français, hihi. J'ai mangé mon panini et une pomme, en me forçant parce que je me sentais vraiment mal à cause de la chaleur, mais que j'avais peur de tomber dans les pommes si je ne mangeais rien (ç'aurait pas été la première fois que la chaleur m'aurait fait tourner de l'œil). Après cette petite pause j'ai atteint le Colisée, j'en ai fait le tour de dehors, et j'ai vite cherché le métro pour aller au camping (j'avais décidé de me poser les deux nuits dans le même camping que celui où on serait avec le bafa).

 

J'appréhendais beaucoup le métro vu la chaleur, et quand j'ai vu arriver la rame toute taguée pleine de buée, j'ai cru défaillir. Mais en fait, il y fait vraiment frais, ils sont plus larges qu'à Paris, et les tags donnent un côté complètement décalé à tout le truc. J'ai pris la ligne B au Colisée, puis la A qui était carrément propre et climatisée. Ensuite (je suivais les instructions de la convocation ufcv) une sorte de train urbain vers Prima Porta, puis j'ai attendu la navette du camping devant la gare, en compagnie de deux Russes qui allaient au même endroit mais que j'ai perdu de vue ensuite.

 

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Un des trains urbains (un sur deux était comme ça ^ ^)

 

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La gare de Prima Porta, pas glauque pour un sou XD

 

Planter ma tente dans le sol complètement sec et craquelé a été plutôt hard sans maillet. Je suis allée prendre une douche froide dans de gigantesques sanitaires qui ressemblaient à des termes romains (ah ben oui on est à Rome) avec des douches à l'italienne (ah ben oui, c'est logique en fait, me disais-je à ce moment), et hop, installée sous la tente pour lire le Déchronologue, que j'avais déjà bien entamé à Dijon.

 

Une heure plus tard, en pleine apocalypse dans le livre, je me payais l'orage de ma vie dans la réalité. Alors heureusement je sais monter une tente et l'eau n'est pas rentrée, par contre... C'était impressionnant. Se prendre un orage sur le coin du nez quand on est tout seul c'est déjà assez gênant, alors en plus sous d'énormes platanes de dix mètres... Et trois fois l'éclair est tombé juste à côté et le tonnerre me faisait limite un choc physique tellement il était fort. Bon, je me suis tâtée à aller au bar du camping juste pour pas être toute seule, je suis sortie trois fois de ma tente pour y aller, mais finalement je suis restée dessous à lire la fin du monde version Beauverger. L'orage s'est calmé à peu près en même temps que le grand cataclysme.

 

Le soir, vu qu'à Dijon j'avais juste bu du lait et mangé des raviolis froids (enfin j'me suis fait un Quick avant de prendre le train, aussi) j'ai décidé de m'offrir une pizza au restaurant du camping. Ça a eu l'air de les traumatiser que quelqu'un vienne au restaurant seul... Au point que trois filles m'ont invitée à leur table, deux Américaines et une Anglaise, avec qui j'ai finalement passé la soirée à regarder le match Ghana-USA, et qui m'ont invitée à regarder Allemagne-Angleterre le lendemain. Je comptais aller à Rome voir la chapelle Sixtine, mais le camping gardait ma carte d'identité en caution, du coup ça me disait très moyennement de me promener sans papiers... Je suis donc restée, le dimanche, au camping, à bouquiner, pique niquer, regarder le foot (c'était une super ambiance, malgré la moitié du bar emplie d'Anglais et l'autre d'Allemands !), manger encore une pizza et boire un coup le soir.

 

À propos des pizzas, la première était, genre, l'invention du siècle : une pizza carbonara. Fallait y penser. C'était trop bon (crème, poivre, lard, oignons, parmesan). La deuxième, c'était la plus débile que j'aie jamais goûtée, y'avait des frites et de la saucisse dessus xD, mais elle restait bonne.

 

Lundi matin, début du stage ! Rendez-vous au camping à dix heures – ça tombe bien, j'y étais déjà – par contre il fallait prendre une douche froide pour entamer la journée, et démonter la tente. Vu que j'ai fait ça dans cet ordre je n'étais absolument plus rafraîchie quand j'ai eu fini de la rouler (et elle était toute sale de la fois où l'orage l'avait éclaboussée de boue), et évidemment la première chose qu'on a fait au stage était... planter les tentes, haha. (Des quechua 2'', et on avait un maillet, donc en fait ça allait).

 

Puisqu'on se fiche de savoir que le premier jour a été consacré aux courses, cuisine, installation du camp, distribution des exercices à faire pendant la session, présentation, explication de la session... Je passerai directement à mardi.

 

Le premier groupe devait nous faire visiter le Colisée l'après-midi. C'est vraiment impressionnant même si j'en garde pas le souvenir de quelque chose de passionnant, un peu trop de touristes pour vraiment l'apprécier...

 

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Le Colisée de dedans

 

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Le Colisée de dehors

 

En sortant on est allés directement au Palatin, qui m'a beaucoup plus touchée, finalement, enfin surtout au moment où j'ai pris conscience que c'était vraiment le lieu de vie de gens il y a deux mille ans... Avec une autre fille de la session, Alicia, on s'est mises à les imaginer revenir, avec tous les touristes qui prenaient des photos, et dont on faisait partie finalement, alors que bizarrement j'avais l'impression que la manière de visiter cet endroit aurait été juste de s'y poser tranquillement, d'y penser, enfin bon. Puis le formateur nous a amenés devant un immense bâtiment (le plus grand monument contemporain de Rome je crois) construit pour l'unification de l'Italie, d'après mes souvenirs. Et retour au camping !

 

Quelques photos du palatin :

 

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Le monument, et une statue qui était devant et que je trouvais chouette :

 

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Mercredi, c'était à notre groupe de faire visiter la ville, avec pour but la Basilique Saint Pierre au Vatican. Moi qui aime ce qui est mégalomane et surchargé, une basilique de deux cent mètres de long avec plus de huit cent colonnes à l'intérieur ne pouvait que me plaire : c'était complètement dingue, complètement démesuré. La place Saint Pierre est sympa aussi avec ses colonnes et sa ligne séparant le Vatican du reste de l'Italie (on s'est donc tous amusés à avoir un pied dans chaque Etat huhu).

 

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La coupole de la Basilique

 

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L'ostensoir <3

 

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Cent mètres de nef vus sous un baldaquin de 40 mètres de haut. (Quand on est sortis, on a fait deviner la taille du baldaquin aux autres stagiaires. Tout est tellement démesuré dans la basilique qu'ils l'estimaient à 8 mètres ^ ^)

 

Et en repartant, on a fait la halte du séjour : des glaces. J'adore les glaces italiennes pourries vanille-fraise qu'on achète à la plage. Ça c'était carrément AUTRE CHOSE. Déjà pour deux euros on avait trois boules énormes (avec chantilly si on voulait). J'ai pris marron glacé – yaourt – crème anglaise, et j'avais jamais rien goûté d'aussi fou et rafraîchissant. On a un peu tous tapé dans les glaces les uns des autres (banane, melon, …). Et puis quand tout le monde a eu temps libre et qu'on était encore chez le glacier, je me suis posé la question de si j'étais quelqu'un d'excessif, ou pas. Et j'en ai conclu que je prendrais une deuxième glace ! Cette fois, fraise (entendons-nous bien, je n'ai jamais pu supporter la glace à la fraise, parce que ça n'a pas un goût de fraise. Celle-ci, j'avais l'impression de manger de la marmelade, soit fraises écrasées avec du lait, et c'était trop bon), menthe (elle avait un goût d'après-midi d'enfance avec du sirop de menthe à l'eau qui devient écœurant mais est tellement bon aux premières bouchées), et mangue je crois.

 

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Ma glace. Les couleurs de la première étaient plus jolies. Mais, ma glace.

 

Le groupe en charge jeudi devait nous faire faire un tour dans Rome, c'était très libre. Je tiens à raconter leur sensi parce que c'était juste excellent : en gros, on était en deux groupes, et on avait deux mascottes stupides (vert et rose fluo) à qui on devait faire visiter la ville, et il fallait les prendre en photo devant cinq monuments. Et voilà comment on s'est retrouvés à voir l'église de Minerve (très calme, j'aime le calme des églises), la place Mattei avec la fontaine des tortues (la place a été construite en une nuit quand le fameux Mattei a voulu regagner le cœur de sa fiancée), le palais Farnèse qui est l'ambassade française en Italie, le superbe Panthéon (la voûte trouée est vraiment impressionnante, et l'intérieur est plein de marbre comme j'adore), et la place Navona, qui malheureusement était vide de ses habituels artistes de rue à cause de la préparation d'un spectacle. On s'est retrouvés à la piazza de la Colonna, ou un truc comme ça, où il y a une colonne avec un bas-relief comme sur la place Vendôme. On a fini sur ce que j'ai préféré à Rome : la fontaine de Trevi. Elle est immense et magnifique, il faut y jeter une pièce pour faire un vœu, et une pour être sûr de revenir à Rome – donc maintenant je sais que je reviendrai.

 

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Une façade que j'aimais bien

 

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La fontaine des tortues, place Mattei

 

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La fontaine de la place Navona, sculptée par le Bernin si ma mémoire est bonne : D

 

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La fontaine (encore) de Trevi *_*

 

On est plusieurs à être revenus au camping sur le temps libre qui suivait la visite, pour piquer une tête dans la piscine ! Trop agréable. Le lendemain a été surtout centré discussions et quelques activités pour les ados (j'étais en bafa ne l'oublions pas), piscine, repas copieux le soir avec de super pâtes bolognaise (l'échalote dans la sauce, j'y aurais jamais pensé, mais c'était trop bon) et une grosse fondue au chocolat. Côté bouffe je dois dire qu'on a été bien servis, avec souvent un truc frais et riche en mozzarella et tomates et jambon cru le midi, un gâteau stracciatella au quatre-heures, qu'on a découvert le premier jour et qui était divin, et quelque chose de plus copieux et plus plein de pâtes le soir. De temps en temps, on variait avec les petits gâteaux qu'Alicia mangeait quand elle était petite. Enfin, après ça on est allés au bar, Mojito pour tout le monde (un divin Mojito de FOU avec le serveur qui cueillait la menthe sous nos yeux) – enfin sauf pour moi qui étais dead de chocolat et ai pris un thé, huhu. Lorène (compagne de tente) et moi ne sommes pas restées très longtemps, trop fatiguées, mais apparemment la soirée a continué jusqu'à quatre heures du matin, impliquant bières et table garnie d'Américains, ce devait être épique.

 

Et samedi il fallait bien repartir ! Le camp était levé à dix heures, tout le monde repartant vers son avion ou son train. Cinq d'entre nous sommes restées au camping parce qu'on partait plus tard (18h pour ma part), on s'est donc installées autour de la piscine avec nos gros sacs. J'ai barboté beaucoup, puis lu Hervé Guibert en me trempant dans l'eau, comme le faisait plein de monde (lire dans l'eau, pas lire Hervé Guibert), suis allée prendre une douche, me poser sur un hamac. Allongée sur ce hamac, avec pour toute vue mes pieds, des gens en maillot de bain et une piscine, je me suis dit que j'adoptais définitivement l'Italie, huhu.

 

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L'Italie selon Melo

 

On a mangé une dernière fois au restaurant du camping, avec un serviteur venant de Barcelone et parlant super bien français (qui nous a dit qu'on était qu'un groupe de lesbiennes parce qu'il y avait que des filles – notre groupe bafa avait été pas mal remarqué au camping en fait – et que si on voulait voir les Bleus gagner, fallait regarder Avatar, mais sinon il était sympa xD). J'ai pris un verre de vin blanc et des lasagnes trop bonnes, et fini de me blinder le ventre avec du pain trempé dans de l'huile d'olive et du parmesan. \o/

 

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L'italie selon Melo, bis.

 

Avant que nous ne quittions le camping dans ce fabuleux récit, je dois raconter une anecdote étrange : on était envahis de fourmis, noires mais qui piquaient, ce au point que je me mettais en baskets dès le matin parce qu'on se faisait bouffer en tongs. La tente aussi en était pleine. Et au milieu du séjour, Lorène m'annonce qu'on a aussi un invité pince-cul. J'ai horreur de ça, je panique, me mets à le chercher dans toute la tente, je ne l'ai pas trouvé... jusqu'au jour où, découvrant sous mon matelas le petit trou par lequel l'armée de fourmis s'invitait chez nous, et m'apprêtant à le reboucher... J'ai aussi vu des morceaux de pince-cul se faire transporter par lesdites fourmis, qui l'avaient carrément TUÉ et DÉBITÉ et j'ai trouvé ça tellement énorme (et c'était bien ma veine) que j'ai fait la paix avec elles ='). Un autre jour aussi j'ai vu deux salamandres, et j'ai kiffé.

 

Bref, trajet jusqu'à la gare avec Lorène, courses express à un Spar où j'ai acheté des pâtes bizarres et mon pique nique (jambon cru, gros pain de mozzarella – oui, c'est indécent –, pain de mie). On s'est dit au revoir quand elle est montée dans son train, j'ai rejoint le mien au bout d'une heure, il était CLIMATISÉ waouh. Je partageais mon compartiment avec un grand black qui m'a direct demandé si je savais pas qui avait gagné le match de l'aprèm, huhu. Là, sur le quai, depuis ma fenêtre j'ai vu Louis Garrel (enfin, j'ai cru voir son parfait sosie, jusqu'au grain de beauté près de l'œil, mais vu qu'Elisa m'a dit qu'il tournait à Rome cet été et que mon train allait à Paris...).

 

Contrecoup du stage, je m'endormais contre le mur à 19h ; mon voisin de compartiment m'a fait mettre les sièges en couchettes, donné mon drap et mon oreiller et je me suis endormie comme un bébé XD. J'ai été réveillée à Florence quand sont montés nos quatre co-voyageurs, un peu la nuit quand les valises tombaient par terre du haut des rangements, j'étais un peu serrée parce que j'avais mal installé ma couchette pour pouvoir glisser mon sac dessous (sac auquel pendaient, comble de la classe, mes baskets que j'avais eu la flemme de ranger dedans, mdr), mais sinon c'était sympa. À six heures du matin (mon train devait arriver à et demie) je suis sortie dans le couloir avec mes affaires, regarder le soleil se lever, c'était brumeux, et il faisait frais, c'était magique après cette semaine au soleil. J'ai pris mon petit déjeuner dans le couloir, donc, le train a eu une petite heure de retard mais j'avais un long changement donc c'est allé les doigts dans le nez.

 

Le retour était un peu bizarre : je savais pas trop où descendre (Arches ou Remiremont), personne de Papa ou Maman me répondait au portable... En tout j'ai voyagé 17h plus deux heures d'attente en gare, ou 24h si on compte depuis mon départ du camping. J'ai pu faire un crochet à Remiremont voir Marie, Fanny et Jeremy qui revenaient de l'anniversaire des filles, leur donner mes pâtes space, et revenir à la maison ensuite.

 

Bref, mon bilan sur l'Italie : si j'avais pas eu à trouver un approfondissement bafa « séjour à l'étranger » autre que celui de la Suède, je crois que j'y serais jamais allée de ma propre initiative. Alors j'ai été d'autant plus surprise d'adorer ce pays. Les pastèques vendues au bord de la route et pour trois fois rien, le jambon cru et la mozzarella, le basilic frais, les gens complètement relax qui prennent leur sandwich tranquilles sur le lieu où ils font un chantier, la piscine, les voitures qui conduisent n'importe comment et pourtant ça marche, les gens qui parlent avec les mains (j'ai eu du mal à m'en rendre compte. J'ai surtout réalisé qu'effectivement, moi aussi je parle beaucoup avec les mains), les rues délabrées et taguées mais que ça rend bien plus charmantes que glauques, la langue, aussi, l'impression que c'est un pays toujours en vacances, le fait de tremper son pain dans l'huile d'olive, les pâtes, le parmesan... Bon, j'en ai eu un tout petit aperçu, mais j'ai vraiment envie d'y retourner pour l'approfondir. Même la chaleur, j'ai fini par m'y habituer, et comme Rome est pleine de fontaines fraîches, qu'il y avait des douches froides et une piscine au camping, à la fin j'appréciais même qu'il fasse 38 degrés à l'ombre, on se sentait plus près du soleil.

 

Mon accalmie du 4 au 11 juillet m'a surtout servi à vider en grande partie ma chambre à Aneuménil. Triés les habits, encartonnées les poupées (juste avant de lire la Nuit des pantins en Chair de poule, brr), pliées les affiches, mises aux greniers toutes mes affaires. Le 4 on a passé la journée chez Mémère pour son anniversaire (et l'aprèm à jouer au volley et à manger des noisettes pas mûres comme des andouilles avec Elisa, Romuald, Océane, Jade et – des fois – la petite Océane qui nous aimait pas). Je suis aussi restée quelques jours chez Maman à rattraper le MdE, ensuite chez Papa pour déménager la chambre, aller-retour à Vagney pour emprunter la tente de Fanny...

 

Le 11 on a fait l'anniversaire surprise de Joëlle auquel je me suis rattachée en dernière minute, et Florence m'a amenée à la gare pour que je prenne, avec toutes mes affaires, le train de Saint Dié à Nancy.

 

À Nancy, oh comme ça faisait bizarre de me retrouver au Hall Saint Léon... Je retrouve Pierre, le cousin de Constance, et on se dirige vers la Rue de Verdun pour trouver Constance et Marie dans l'appartement de la sœur de Marie où on passait la nuit afin de charger nos sacs à dos avant de partir en Irlande. Il faisait très, très chaud dans l'appartement, où on s'est endormis à l'arrache (personnellement j'étais sur une chauffeuse non dépliée en plein milieu du bienvenu courant d'air). Le lendemain, on a pris notre train pour aller à Paris (Pierre en prenait un autre, d'ailleurs, qui arrivait directement à Charles de Gaulle).

 

À l'aéroport après s'être retrouvés on a commencé à faire l'immense file d'attente d'easyjet... On est passés au guichet d'enregistrement 5 minutes avant la fin de celui-ci xD. Dans l'avion j'étais près du hublot, c'était super beau ! À Belfast, l'aéroport est tout petit et on est descendus... par une passerelle, trop marrant. On avait réservé des lits dans une auberge de jeunesse qu'on a trouvée sans trop de difficultés, quoiqu'un peu tard (22h). Pendant que Constance se reposait, on est allés chercher à manger en ville. Le fish and chips qu'on cherchait étant fermé, on s'est rabattus sur le KFC miam miam. C'était le 12 juillet, un jour férié en Irlande du Nord, et la ville de Belfast avait une ambiance super glauque avec des bouts de verre cassé partout... Hum.

 

Quand on est rentrés au dortoir, notre colocataire était là en train de ronfler. Très fort. Et ce n'est qu'une fois

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couchés qu'on s'est mis à entendre deux respirations, pourtant les autres lits étaient vides... En fait il semblerait qu'ils étaient deux, en sardines dans le lit, à ronfler tout ce qu'ils pouvaient (des vieux hommes de 60 ans quoi xD). On a quand même réussi à s'endormir quand on a arrêté de se taper des fous rires à chaque variation dans le ronflement. Personnellement, j'ai eu un coup de flip la nuit : un des deux hommes s'est penché sur mon lit en caleçon et m'a réveillée en trifouillant quelque chose du côté du mur, j'ai fini par comprendre qu'il voulait brancher son chargeur, mais, euh, je trouve que ça se fait pas de se pencher sur le lit des gens à deux heures du matin en calebute quoi. XD

 

Le lendemain dans Belfast on voulait aller voir la Chaussée des Géants, mais c'était trop tard pour aller dans un tour organisé, et vu que c'était encore férié les transports en commun étaient assez galère. Donc on a commencé par aller en courses, on a acheté des pommes et des pâtes instantanées pas chères mais qui étaient dégueulasses. Par contre les pommes étaient de petites vertes très bonnes. Ensuite on est montés au château de Belfast qui était à deux heures de marche et on était complètement morts. En plus c'était pas un château historique mais un qu'on utilise pour les mariages, mais le jardin était très sympa. La légende est qu'il y avait un chat blanc qui portait bonheur aux visiteurs, et pour lui rendre hommage il y avait neuf chats à trouver dans le jardin (on en a trouvé huit ^ ^). Tant que la tradition serait gardée, la chance continuerait : D

 

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Le City Hall dans Belfast. J'ai oublié ce que c'était mais c'est le monument qui est complètement au centre et autour duquel y'a tous les bus, magasins, etc.

 

En revenant on s'est fait un fish and chips (enfin, pour moi, les autres c'étaient frites et poulet) bien gras arrosé de vinaigre et de sel, miam. On l'a mangé assis en rang sur le bord d'un trottoir et les gens nous regardaient bizarrement, jusqu'à ce qu'une femme bourrée vienne nous prendre par les épaules en disant « we've never seen that before ! » et en baragouinant d'autres trucs bizarres... Soit. On a aussi appris qu'il y avait eu des émeutes catholiques ce jour là (le jour férié était un jour protestant) pendant qu'on était au château... Effectivement on avait vu une vingtaine de voitures de police descendre au centre ville, sirènes hurlantes...

 

Le mercredi, le 14, je suis allée à l'hôpital accompagner Constance aux urgences, elle avait une angine qui passait très mal, et on nous a conseillé d'aller là-bas, plutôt que chez un médecin. C'était hallucinant : ambiance très calme, pas de panique, on a été prises en une demi heure par une infirmière puis trois quarts d'heure plus tard par le docteur, qui était vraiment sympa et détendu, nous a dit que c'était dommage que ça tombe pendant nos vacances, et tout... Et on est repartis avec les médicaments sans rien payer, enfin j'ai été trop impressionnée. o_O

 

Ensuite on a pris un bus jusque Dublin puis un jusque Galway et encore un jusque Salthill où était notre camping ; c'était assez long et fatiguant mais les paysages étaient très beaux, surtout quand on est arrivés à l'Ouest, et puis on était enfin en Eire ! Après avoir planté les tentes (divine est la terre irlandaise pour planter les sardines) on est allés se promener au bord de l'océan et voir un superbe coucher de soleil.

 

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La baie de Galway !

 

Le jeudi était placé sous le signe du repos pour que Constance puisse récupérer un peu. Je me suis réveillée avant tout le monde et en ai profité pour me promener toute seule dans les environs. Ça m'a fait plaisir de me retrouver un peu au calme ; après avoir fait un tour, j'ai eu faim et j'ai demandé à des dames où je pouvais trouver à manger (elles ont dû me prendre pour une clodo affamée xD). Elles m'ont indiqué le supermarché ou la station service, j'ai acheté du pain et du cheddar à la station service et suis rentrée au camping. Plus tard dans la journée on a cherché (et finalement trouvé après une petite errance) le supermarché, et on a passé le reste du temps à jouer au tarot, tranquilles dans la petite salle abritée du camping, qui est vite devenue notre point de chute. On y a passé un bon moment à jouer au tarot en buvant du thé infusé dans l'eau au goût de mousse du camping (très, très omniprésent, ce goût de mousse).

 

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Les alentours de Salthill

 

Personnellement, je dormais trop bien en tente. Beaucoup mieux que je n'avais dormi depuis que j'étais rentrée de Finlande parce que j'avais toujours trop chaud, là c'était juste comme il fallait. Sauf la nuit du jeudi au vendredi, où un couple s'est disputé de deux heures à six heures du matin, c'était flippant et ils gueulaient fort XD. « GRAAAAAH. GET HERE ! GET THE FUCK HERE ! GRAAAAAH ».

 

Le vendredi donc, un peu nases, on est allés à Galway, pour voir le pont Salmon Weir d'où, d'après le Routard, on pouvait voir des saumons... On s'est séparés pour essayer de faire du stop mais les gens nous prenaient pas parce que Galway et Salthill sont juste à côté (sauf qu'à pied il y a quand même une heure et demie de marche ! T_T). On s'est laborieusement retrouvés après avoir fait un tour dans le Gladdagh (une partie de la vieille ville avec des boutiques touristiques et des musiciens de rue), on a trouvé le pont mais les saumons sautaient pas au dessus des flots, buh. Enfin on les voyait quand même, c'est énorme un saumon XD.

 

Le samedi on avait pris des places pour un tour organisé aux falaises de Moher <3. LE truc que je voulais voir en venant en Irlande. Le tour était très sympa (sauf pour les filles, qui parlaient pas anglais, parce que le chauffeur parlait beaucoup et de choses intéressantes). On a d'abord vu le Burren, une région très belle ; ensuite un dolmen vieux de 2500 ans, et ensuite les falaises. Ce que j'ai regretté c'était que si j'avais été toute seule, j'y serais restée toute la journée... Là on a eu « qu' » une heure d'arrêt, c'était un peu frustrant. Par contre après on s'est arrêté à des falaises nettement moins touristiques et presque plus impressionnantes parce qu'on pouvait aller tout près O_O. C'était super flippant même si elles faisaient « seulement » quarante mètres (200 pour Moher). J'ai adoré.

 

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Les cailloux du Burren

 

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Le dolmen (j'adore ce genre de trucs. Mais on est pas restés très longtemps, c'est dommage)

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Les falaises de Moher (les photos rendent trop mal la réalité, donc j'en ai pris que trois-quatre et j'ai fait que regarder pour le reste)

 

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Encore les falaises !

 

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J'adorais les tas de panneaux à chaque coin de rue XD

 

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Spéciale cass-dédi

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Les autres falaises

 

On a fait une journée vaguement glandouille le dimanche, et je suis allée (toute seule parce que la seule assez peu frileuse et peu malade...) me BAIGNER. Oh làlà c'était génial. L'eau était délicieuse, fraîche mais pas froide, très salée (je flottais sans rien faire) et y'avait des méduses sur la plage, lol. On a fait un tour à Galway aussi, et le soir on est allés dans un pub très très chouette au niveau décor, boire notre première Guinness du séjour huhu. En rentrant j'ai remis les pieds dans l'eau mais elle était trop agitée pour que je me baigne vraiment, il faisait tout noir c'était un peu flippant. C'est aussi le soir où j'ai su que le meeting continuait et décidé de m'y rallier à mon retour ! (La Guinness vous aide à prendre des décisions impulsives. D'ailleurs, ça me fait aussi dormir comme un bébé ^ ^).

 

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La déco du pub (trouvez Vivacia ^ ^)

 

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Pour notre dernier jour à Galway le lundi, les autres voulaient absolument voir les lacs du Connemara, on est donc allés à l'office de tourisme, et comme c'était à 25km et que le bus était cher on y est allés en stop ! Huhu. On a mis un moment à rallier la route, une bonne heure de marche parce qu'il fallait traverser tout Galway. Pierre et Constance faisaient du pouce en amont, Marie et moi en aval. Le premier type qui les a pris nous a fait monter aussi, yeah ! Il nous a fait flipper à un moment en doublant une énorme file de voitures à fond la caisse (je revois le camion rouge qui venait en sens inverse...) mais il était sympa. Il nous a fait faire la moitié du chemin, un couple la deuxième (on s'est entassés à quatre sur leur banquette arrière, vive l'Irlande !).

 

Une fois là bas on s'est dirigés un peu au pif vers les lacs, jusqu'à ce qu'on rencontre un chien errant dont je me méfiais (j'suis pas à l'aise avec les chiens) mais que les autres ont décidé de suivre. Et il nous a amenés tout droit aux lacs ! Du coup comme il semblait être un Leprechaun, farfadet, on l'a baptisé comme ça. Et on l'a suivi tout l'aprèm et on a vu plein de coins sympas ^ ^.

 

En rentrant, Constance et Pierre ont tout de suite trouvé une camionnette qui les a emmenés, mais il n'y avait pas de place pour nous. Avec Marie on a fait du pouce une demi heure (on a même vu passer les vans de la colonie qui était dans notre camping, la honte) avant qu'un type nous prenne, qui était super sympa d'ailleurs (même si son linge sale à l'arrière de la voiture sentait fort), Peter je crois qu'il s'appelait. Mignon, même. Il allait à Cork pour travailler, et quand on a dit qu'on aurait aimé y aller il nous a carrément proposé de nous emmener ! Mais bon fallait qu'on retrouve les autres. Il nous a laissées là où la route vers Salthill commençait, on savait pas du tout où on était... On a levé le pouce sans aucune attente, juste comme ça, et pouf, un gars, encore plus mignon, qui s'arrête et nous a déposés directement devant le camping. Trop sympa \o/.

 

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Leprechaun o/

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Quelques photos des lacs

 

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La lune sur la baie de Galway, le dernier soir quand on est allées au bord de l'eau avec Constance pour se laver les dents dans la mer. Hum.

 

On s'est levés à 5 heures du matin le mardi 20 juillet et on a quitté les douches aléatoirement chauffées et le goût de mousse de l'eau (que je commençais à vraiment apprécier) pour marcher avec nos sacs géants jusqu'au centre de Galway et reprendre des bus en direction de Dublin. Dans lesquels on a bien dormi (même le chauffeur en nous disant au revoir nous a dit « tired, hu ? » mdr).

 

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Une rue de Galway vide de touristes... 7h du matin, quoi.

 

On s'est posés là-bas dans une auberge de jeunesse qui était hyper spacieuse, on avait pas du tout l'impression d'être 16 dans notre dortoir O_O. Il y avait même un sauna gratuit dans lequel on a passé un temps après s'être promenés en ville, sauf que comme on choisissait pas la température des douches, pas moyen d'avoir de l'eau froide... Et j'ai pris un coup de chaud. On est allés dans Temple Bar le soir, le quartier jeune, mais j'étais claquée et fiévreuse, alors je suis rentrée plus tôt à l'auberge, ait discuté avec mon voisin roumain, compris ce que disaient deux autres gars alors que je connaissais pas leur langue, avant d'apprendre qu'ils étaient italiens, et hop au lit.

 

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Un camion rempli de fûts de Guinness. C'est beau.

 

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Dublin la nuit quand je suis rentrée de Temple Bar : )

 

Pour notre deuxième et dernier (déjà !) jour à Dublin on est allés en bus jusqu'au plus grand parc de la ville (le lion de la MGM aurait été élevé dans le zoo de ce parc d'ailleurs, hahahaha). On a vu des daims tout près de nous <3. On s'est promenés dans la ville, rentrés se reposer à l'auberge, et passé la soirée à Temple Bar à écouter des musiciens de rue, puis écouter un musicien dans un pub, boire de la Guinness, puis retrouver des amis de Pierre en ville, qui nous ont payé un coup, puis dodo (et la Guinness, je confirme, me fait vraiment dormir comme un bébé).

 

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Une forêt de daims \o/

 

Et voilà, le lendemain on prenait un bus de Dublin à Belfast, un jusqu'à l'aéroport, on montait dans l'avion avec encore cette passerelle, et on rentrait à Paris. Pour moi, c'était pas encore la fin du voyage, parce qu'à peine arrivée à la gare SNCF de CDG j'échange mon billet de train, puis, après le RER, j'abandonne les filles gare de l'Est pour suivre Lo dans le métro et arriver à Villejuif, au meeting 2.0 ! Où j'ai été super contente de retrouver Myrtille, Zach, Jezy, Shi ^_^.

 

 

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